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Les centres de loisirs et de vacances en manque d'enfants

Mercredi s'est tenue la première édition du forum des séjours de vacances et de loisirs au stade de Dillon. Une occasion pour les structures de se faire connaître et de proposer aux parents leurs offres.
Depuis quelques années déjà, la centaine de structures que compte notre île souffre d'une baisse tendancielle de fréquentation " explique Samuel Ilin, le secrétaire général du Groupement Départemental des Centres de Vacances et de Loisirs (GDCVL) qui regroupe les oeuvres organisatrices de séjours et les organismes de formation de cadres.
Les raisons ? Première évoquée, le contexte socio-économique difficile. À cela s'ajoutent les a priori qu'ont certaines personnes. " Elles ont gardé l'image vieillotte des colonies de vacances alors que le concept a beaucoup évolué, ou ne connaissent pas l'existence des séjours de vacances. Pour preuve, on ne parle même plus de centres aérés ou de centres de loisirs et de vacances, mais d'accueil collectif de mineurs. Les concepts sont adaptés aux besoins et aux enjeux de notre époque " poursuit Samuel Ilin.
On est bien loin du temps, où l'on faisait faire uniquement des collages sur papier aux enfants. Maintenant, les activités proposées sont toutes à visée éducative. Les espaces de loisirs misent sur la socialisation, l'éducation, l'apprentissage à la citoyenneté...
Les actions mises en place sont riches et variées : nautisme, quad, activités à la ferme, sorties découvertes, projections cinématographiques, sports mécaniques, séjours linguistiques et soutiens scolaires...
Près d'une dizaine d'associations, telles que Les Francas, Jikaélé, Dillon Sel Vakan's, la Fol, CFASE, UFCV, Foyer Rural de Bèlème, les scouts ... se sont déplacées pour proposer aux parents leurs programmes vacances. Ces derniers, ne se sont pas venus massivement. Pas question de parler d'échec pour le GDCVL, la mission continue afin d'enrayer la tendance actuelle.
Très peu de parents sont venus se renseigner sur les centres de loisirs et de vacances.
  • Pourquoi c'est si cher ?
Il faut compter entre 300 et 1200 euros pour offrir des vacances à un enfant, tout dépend de la formule choisie (avec ou sans hébergement..) ?. Durant le forum, les responsables de structures ont expliqué pourquoi au fil des années les tarifs ont autant augmenté. Voici quelques raisons énoncées : " Les besoins des enfants ont changé. Aujourd'hui, on les emmène faire de la voile, du quad, des activités sur château gonflable, de l'équitation. Il faut aussi faire avec les nouvelles technologies : DVD, Internet, le cinéma... Toutes ces activités ont un coût " ont-ils souligné.
Le prix des transports a gonflé. " Il faut payer les bus, à l'heure où à la journée. À cela s'ajoutent, les frais d'hygiène et de santé, les frais de gestion, le salaire des animateurs... "
  • Peu d'offres pour les tout-petits
Les 3-6 ans, sont les laissés-pour-compte des centres de loisirs. Malgré la forte demande, peu d'offres leur sont réservées et quand elles existent, il y a très peu de places. La faute à qui ? " Au manque de structures habilitées à les accueillir. Elles doivent répondre à des règles très strictes " explique Lenny Colette, secrétaire générale des Francas. Du coup, les parents doivent s'y prendre très tôt pour dénicher le bon plan vacances de leur petit bout de chou ou sinon se résigner et attendre qu'il ait 6 ans pour avoir un large panel d'activités à lui offrir, au sein des centres de loisirs.
  • Les aides au financement
La CAF met comme chaque année en place les chèques vacances à disposition de ses allocataires. Près de 44 000 bons ont été envoyés aux 25 000 allocataires concernés. Ces chèques leur permettent de régler une partie des dépenses des vacances. Ces bons envoyés en début d'année, couvrent plusieurs périodes : Pâques, les grandes vacances, la Toussaint, Noël et les mercredis. Cette année, le quotient familial a augmenté afin de permettre a plus de familles de profiter des bons. Également présent sur le forum, l'Agence Départementale d'Insertion qui permet aux bénéficiaires du RMI, outre les chèques vacances de la CAF de bénéficier d'une aide maximale de 180 euros par enfant.
D'autres organismes peuvent également allouer des aides : CCAS, la DISSES, et les comités d'entreprise


Source: franceantilles.fr
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